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L’humanité s’est développée,
depuis des millénaires, dans un équilibre fragile et évolutif avec les milieux
physiques – eau, air, sol, sous-sol – et avec l’ensemble des autres espèces
vivantes. Le développement extraordinairement rapide des sociétés humaines au
cours de l’ère industrielle a largement bénéficié de l’exploitation – de plu en
plus intensive – des ressources énergétiques fossiles. Ce faisant, quelques
générations seulement – et plus précisément, en leur sein, celles de
l’hémisphère Nord –auront réussi le tour de force, d’un part, d’épuiser une
bonne part des ressources d’hydrocarbures accumulées au cours de plusieurs
centaines de millions d’années dans les couches géologiques de la planète et
d’autre part, d’émettre dans l’atmosphère de telles quantités de composés
carbonés gazeux que le climat va s’en trouver profondément modifié.
Cette option non durable, il est
grand temps de la remettre en cause et de choisir des formes de développement à
la fois moins énergivores et substituant aux énergies fossiles des énergies qui
ne rejettent pas de gaz à effet de serre.
Parmie celles-ci, la géothermie
est encore peu sollicitée au regard de son potentiel. Même si elle a été
utilisée de longue date pour le thermalisme et depuis le début du siècle et
surtout l’après guerre, pour des procédés énergétiques modernes (production
d’électricité, chauffage), les développemnets technologiques les plus
significatifs ont vu le jour dans les années 70-80 sous le coup des chocs
pétroliers.
Aujourd’hui, la politique
nationale de lutte contre le changement climatique – qui vient de trouver une
traduction des le « Plan Climat »-, les politiques européennes, les
accords internationaux – UNFCCC, Protocole de Kyoto, Fonds pour l’Environnement
Mondiale,… - créent des mécanismes favorables au développement des énergies
renouvelables. Pour la France, les enjeux pour la géothermie à court et moyen termes
portent d’une part, sur le développement de la production thermique pour
l’habitat et le tertiaire (chauffage, confort d’été, eau chaude sanitaire),
notamment avec l’usage des pompes à chaleur à partir de ressources
superficielles et d’autre part, sur la production d’électricité dans les îles
volcaniques des DOM. A plus long terme, les travaux de RetD menés à Soultz
pourraient amener au développement de la filière géothermie profonde.
Les technologies développées en
France s’appuient sur un réseau d’opérateurs industriels, d’entreprises de
services et d’équipes de recherche de qualité. Il pourra bénéficier à l’export
des facilités mises en oeuvre dans le cadre des politiques climat. Ici et
maintenant, le développement de la géothermie dépendra d’abord de l’initiative
de chacun : propriétaire, locataire, chef d’entreprise ou responsable
d’établissement public ou de collectivité territoriale.
L’ADEME et le BRGM sont là pour
les aider à franchir le pas lorsque les conditions sont favorables. Notre
souhait est que cette brochure y contribue.
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